Comment fonctionne l'aérosolthérapie ?
Pour que l’aérosolthérapie soit efficace, les gouttelettes, ou particules médicamenteuses, doivent se déposer dans les zones des voies respiratoires touchées par les diverses affections : ORL, trachée-bronches, ou poumon profond. Deux paramètres principaux sont à prendre en compte :
La taille et la vitesse des particules
Le flux respiratoire est variable : le débit est très fort dans les voies aériennes supérieures, et décroît à mesure que l'on descend dans l'arbre respiratoire : les bronches, puis les alvéoles pulmonaires. Ainsi :
- Les grosses particules, agitées par le flux respiratoire turbulent, se déposent par impaction sur les grosses voies aériennes supérieures, dans la sphère ORL.
- Les particules de taille moyenne, emportées par un débit respiratoire moindre, se déposent par sédimentation, c’est-à-dire par pesanteur, au niveau des bronches.
- Les plus petites particules peuvent se diffuser dans les alvéoles.
Le mode ventilatoire du patient
Toute dose prescrite est nébulisée, puis inhalée, et enfin déposée. Le mode ventilatoire du patient – la phase d’inhalation - est donc déterminant, car il permet d’agir sur le flux respiratoire, donc sur la vitesse des particules. Ainsi :
- Une inspiration rapide par le nez ou la bouche favorise le dépôt des particules dans les voies aériennes supérieures, la sphère ORL.
- Une inspiration lente par la bouche favorise le dépôt des particules dans les bronches.
- Une inspiration lente et profonde par la bouche, suivie d’une apnée, permet d’acheminer les petites particules dans les alvéoles pulmonaires.